05/11/09 - Caritas Internationalis s’est associée à d’autres organisations chrétiennes afin de revendiquer pour les migrants de nouvelles lois internationales respectant les droits de l’homme. Caritas et ses partenaires s’expriment dans un discours adressé aux responsables politiques et aux représentants de la société civile réunis du 2 au 5 novembre à Athènes à l’occasion du Forum mondial sur la migration et le développement. Caritas Internationalis, en tant que confédération de 164 organisations catholiques, s’est associée à d’autres organisations chrétiennes pour réclamer plus de protection pour les migrants et leurs familles auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT) et des autres organisations des Nations Unies. Martina Liebsch, Coordinatrice de Caritas Internationalis en charge de la migration et de la traite des êtres humains, déclare : « Les pays de départ, de transit et de destination doivent travailler de concert pour assurer le statut de résidence et les droits sociaux et du travail des migrants ainsi que les droits à la propriété, à la sécurité et au respect de leur intégrité physique et psychologique. » « Il faut mettre les efforts en commun pour tenter d’inverser la tendance croissante à la stigmatisation et à criminalisation des migrants. La migration doit être un choix plutôt qu’une nécessité. Les politiques migratoires doivent également être en lien direct avec les causes de la migration forcée, notamment la pauvreté, les changements climatiques et les conflits. Nous devons viser des mesures clés tels que des régimes de visas flexibles avec possibilité d’entrées multiples, des subventions en lieu et place des transferts de fonds et des programmes de microcrédits ». « Il faut placer au cœur des préoccupations le droit à la vie plutôt que le droit au contrôle des frontières. Les pratiques honteuses de l’année écoulée, qui consistaient à intercepter les migrants en mer, doivent cesser. Le devoir de tout un chacun est de sauver des vies humaines en danger. Les individus qui remplissent ce devoir d’aider les autres ne doivent pas être sanctionnés. » « A l’heure actuelle, une part croissante des migrants sont des femmes, qui constituent un groupe vulnérable spécifique que le forum d’Athènes doit prendre en considération. Une des problématiques majeures les concernant est celle du travail domestique. Dans ce contexte, les femmes migrantes paient généralement un lourd tribut. C’est pourquoi des politiques migratoires spécifiques devraient viser la prévention de l’exploitation et de la traite des êtres humains. » Caritas Internationalis et ses partenaires attendent avec impatience le prochain Forum mondial qui se tiendra à Mexico et fondent l’espoir d’une amélioration du processus et d’une journée de discussions constructives entre la société civile et les responsables politiques.
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