11/09/09 - Les deux plus grands réseaux catholiques internationaux en matière d’aide d’urgence et de développement, Caritas Internationalis et CIDSE, envoient une délégation commune au prochain sommet «climat» qui se tiendra du 20 au 24 septembre au siège de l’ONU à New-York. La délégation sera composée de représentants de Caritas Internationalis et de la CIDSE, d’autorités religieuses et d’experts climatiques issus de pays développés et de pays en voie de développement. Elle sera dirigée par le cardinal britannique Keith O’Brien. L’objectif de cette délégation est de s’adresser personnellement aux chefs d’états et aux responsables gouvernementaux présents à New-York pour les inciter à accorder la priorité à de nouvelles dispositions climatiques audacieuses qui prendraient en compte les besoins des plus pauvres dans le monde. «Il y a aujourd’hui des millions de vies humaines en jeu dans le Sud à cause des effets ravageurs du changement climatique. Il est donc temps que les politiciens agissent. Nous pensons également que l’ONU a un rôle important à jouer, parce que, d’après nous, la prépondérance de clubs exclusifs comme le G8 et le G20 a fait son temps», déclare Roeland Scholtalbers de la CIDSE. Devoir moral «Les pays riches ont le devoir moral de diminuer leurs émissions de substances nocives dans l’environnement et d’aider les pays en voie de développement, déjà durement touchés par les conséquences de notre consommation excessive d’énergies fossiles pour notre propre profit économique» affirme quant à lui le cardinal O’Brien. Ce 22 septembre le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon convoque les chefs d’Etats et les responsables gouvernementaux à une réunion extraordinaire à propos des actuels changements climatiques. Le lendemain, le même sujet sera au cœur des débats de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’importance de cette séance ne devrait pas être sous-estimée puisque ses résultats seront déterminants pour le sommet climatique qui aura lieu fin de cette année à Copenhague. C’est au cours de ce sommet qu’il faudra tenter de conclure un nouvel accord de réduction drastique de l’émission des gaz à effet de serre. Un nouveau protocole de Kyoto Les normes d’émission actuelles ont été fixées dans un traité signé à Kyoto en 1997. 37 pays industrialisés se sont alors engagés à réduire ensemble de 5% en moyenne (par rapport à 1990) les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2012, année d’expiration dudit traité. Selon certains scientifiques les pays industrialisés devront diminuer leurs émissions de 25 à 40% (toujours par rapport à 1990) d’ici 2020 pour prévenir les risques de catastrophes climatiques, telles que les inondations des zones côtières dues à la hausse du niveau de la mer, les conditions atmosphériques extrêmes, les variations anormales de précipitations ou de températures qui ont un impact négatif sur l’agriculture et de nombreuses espèces végétales et animales menacées d'extinction. Le World Wildlife Fund (WWF) a calculé que les objectifs de Kyoto ne seront pas remplis parce que, tenant compte des intentions actuelles des pays riches, on n’observera d’ici 2020 qu’une baisse de 10% du volume total de gaz à effet de serre. Tout le monde ne s’accorde pas à dire que les récents changements climatiques sont à imputer (en tout ou en partie) à l’homme. Mais ceux qui le croient ont le devoir d’exhorter les leaders politiques à « passer à la vitesse supérieure » afin d’atteindre un nouvel accord climatique fort, ambitieux et équitable à Copenhague. Caritas Internationalis Caritas Internationalis est, avec ses 163 membres, le plus grand réseau catholique d’organisations d’aide d’urgence au monde. Dans sa lutte incessante contre la pauvreté et l’injustice, elle apporte une aide directe à quelque 24 millions de personnes par an, dans 200 pays et régions. La CIDSE est une coupole de 16 organisations catholiques européennes et nord-américaines d’aide au développement, dont fait partie «Entraide et fraternité».
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