Les représentants de l’Eglise catholique issus de 38 pays ont lancé ensemble avec plus de 170 organisations catholiques une campagne pour pousser les Nations Unies à faire face à leur « obligation morale » de résoudre le changement climatique. « Le changement climatique est une réalité qui a un impact considérable sur la survie de millions de personnes dans les pays en voie de développement. Nous constatons dans ces pays une forte progression des tempêtes, de la sécheresse et des catastrophes naturelles », signalent-ils dans un appel signé par 92 évêques, archevêques et cardinaux. « En vertu de la justice et du principe de responsabilité, ce sont ceux qui ont créé le problème qui doivent également assumer financièrement la solution. Les pays économiquement évolués ont donc une obligation morale à résoudre le changement climatique, du fait de leur consommation démesurée des ressources naturelles », poursuit l’appel. Caritas Internationalis et ses 163 organisations caritatives originaires d’autant de pays ont lancé cet appel en collaboration avec CIDSE, une alliance établie en Belgique de quelques 16 organisations catholiques de développement. Les évêques Grzegorz Balcerek et Theotonius Gomes ont présenté officiellement la campagne le 7 décembre 2008 dans la cathédrale de Poznan en Pologne. Les représentants de gouvernements du monde entier se réunissaient en effet du 1er au 12 décembre à Poznan pour assister au sommet des Nations Unies sur le changement climatique. La campagne, intitulée « Un appel pour une justice climatique » affirme que ce sont surtout les communautés pauvres qui sont le plus durement touchées par le changement du climat, alors qu’elles ne sont que très peu responsables des causes de cette problématique. Le rapport invite donc les catholiques du monde entier à collaborer ensemble et à faire preuve d’une « profonde solidarité » pour aider les victimes. « Nous sommes extrêmement touchés par l'influence disproportionnellement grande que le changement climatique, causé par l'homme, peut avoir sur les populations pauvres et vulnérables dans les pays en voie de développement. Il est de notre devoir moral de résoudre le changement climatique, et de soutenir ceux qui en sont le plus affectés. Nous attendons des Nations Unies qu’elles arrivent à boucler un accord ferme, contraignant et juste en matière de climat, afin d’assurer la survie et le bien-être de tous les enfants de dieu » déclare l’appel. Certaines sources des Nations Unies ont déclaré que ces négociations auront un impact positif lors de la préparation du nouveau traité global en matière de climat. Celui-ci doit être finalisé à Copenhague, au Danemark, en décembre 2009. Le traité sera fondé sur un programme de 2007, développé à Bali, en Indonésie. Celui-ci prévoit que les pays en voie de développement soutiendront « les mesures nationales adéquates » si celles-ci sont rendues possibles « par l’apport de la technologie, du financement et du renforcement des capacités » des pays développés.
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