Les centres fermés sont des infrastructures gérées par l’Office des Etrangers où sont détenus sans jugement les étrangers qui ne disposent pas des documents permettant l’entrée sur le territoire ou en attente d’expulsion. Durant la durée de leur détention, ces étrangers disposent en principe de certains droits que les visiteurs d’ONG, dont Caritas international, tentent de mieux faire respecter en pratique.

| Deux types de centres | - ceux directement situés sur le territoire belge, à savoir : le Centre de rapatriement 127 bis de Steenokkerzeel (CR 127bis), le Centre de Transit 127 à Melsbroek (T127) et les Centres pour « illégaux » de Merksplas (CIM), Bruges (CIB) et Vottem (CIV).
- ceux, dénommés Centres INAD, situés dans la zone extra-Schengen des aéroports régionaux belges ou de l'aéroport de Bruxelles-National, reconnus comme poste frontière de Schengen. Les centres INAD régionaux extra-Schengen sont spécifiquement destinés à maintenir à la frontière les étrangers qui se voient refuser l’accès au territoire après s’y être présentés sans satisfaire aux conditions d'entrée et de séjour. Outre cette spécificité, le centre INAD de Bruxelles-National peut également accueillir d’autres catégories d’étrangers en vue de l'exécution de leur éloignement.

| Qui peut être détenu en centre fermé ? | - les étrangers qui se présentent aux frontières (aéroports & port / Centres INAD) sans les documents requis (passeport ou visa) ;
- les demandeurs d’asile dont la demande doit être traitée par un autre Etat européen (Règlement de Dublin) ;
- les demandeurs d’asile déboutés ;
- les personnes en séjour illégal.

| Combien de temps ? | La durée maximum de détention dans un centre INAD de la zone extra-Schengen des aéroports régionaux ne peut excéder 48h00. Au centre INAD de Bruxelles-National, elle est limitée à 7 jours. Il s’agit du temps nécessaire estimé pour permettre l’exécution de l’éloignement du territoire. Au terme de ce délai, l’occupant doit être soit éloigné, soit libéré, soit transféré dans un autre centre. Dans les autres centres fermés, la durée de la détention ne devrait légalement pas dépasser deux mois (délai qui peut être porté à cinq mois voire à huit mois sous certaines conditions). Toutefois à chaque tentative d’expulsion avortée le compteur se remet à zéro et le délai de détention peut donc être prolongé. Il en résulte que, contrairement à ce qui est prescrit par la loi, la durée de la détention peut parfois être anormalement longue. 
| Visites dans les centres fermés | Caritas fait partie d’un réseau d’ONG qui visitent régulièrement les centres fermés avec l’autorisation de l’Office des Etrangers. C’est dans ce contexte qu’une assistante sociale, rend visite aux personnes enfermées dans les centres. Rôles du groupe de visiteurs en centres fermés : - briser l’isolement des personnes détenues, les écouter et les informer quant aux procédures possibles ;
- faire l’état des lieux des conditions de détention des étrangers en Belgique ;
- adresser des recommandations aux responsables politiques ;
- alerter et sensibiliser l’opinion publique et les médias ;
- dénoncer les situations intolérables ;
- défendre des revendications (ex : meilleur accès à l’assistance juridique)
- lutter contre l’enfermement de certaines catégories de personnes (mineurs, malades, demandeurs d’asile,…).
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