Le 25 septembre dernier, les 27 états membres de l’Union Européenne ont affirmé leur volonté d’accueillir sur le territoire européen quelques 10.000 réfugiés irakiens. Caritas International se réjouit de cette décision et souhaite jouer un rôle actif dans le processus opérationnel de réinstallation. L’exode irakien est le pire que le Moyen-Orient ait connu au cours de ces 60 dernières années. Depuis 2003, 2 millions d’irakiens ont fui leur pays, dont 1 million et demi se sont réfugiés en Syrie et 500.000 en Jordanie. Installés dans des campements, ils tentent d’y survivre malgré des conditions extrêmement dures et inhumaines. La réinstallation est une manière de protéger efficacement ceux d’entre eux qui sont les plus vulnérables. C’est également une preuve de solidarité envers les pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés. Caritas International exhorte le gouvernement belge, afin qu’à l’instar d’autres états membres, il fasse preuve de solidarité envers les principaux pays d’accueil de la région, en participant activement aux programmes de réinstallation des réfugiés. Depuis 1949, Caritas International vient en aide aux migrants qui, sur base volontaire ou par nécessité, se retrouvent en Belgique. Ce contact quotidien avec les migrants depuis de nombreuses années a permis à Caritas International d’acquérir une expertise certaine en matière d’accueil et d’intégration. C’est ainsi que, par le passé, l’organisation a participé à l’accueil et l’intégration de réfugiés ougandais, de boat-people vietnamiens dans les années 70, ainsi que de contingents de réfugiés d’Asie du sud-est et, plus récemment, de victimes de la guerre des Balkans dans les années 90. Elle souhaite donc mettre à profit cette expertise et se dit prête à jouer un rôle important lors de l’élaboration du plan d’accueil et d’intégration des réfugiés irakiens. Pour Caritas International, le caractère individuel et qualitatif de l’accueil et de l’encadrement des migrants reste essentiel, et cela également dans le cadre des programmes de réinstallation. En effet, l’accueil individuel est une première étape primordiale vers l’intégration dans le nouveau pays d’hébergement. Caritas International demande donc au gouvernement d’inviter dans les plus brefs délais les différents acteurs à engager le dialogue et est prête à prendre part sur le plan politique aux discussions à propos de l’éventuelle instauration de la procédure. Ces différents acteurs devront examiner attentivement les phases de sélection, d’accueil et d’intégration afin de dégager, sur base de cette concertation commune, des solutions durables pour les réfugiés.
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