27/08/09 - Les travaux d’aménagement de l’ancien couvent des filles de la charité de Louvranges vont enfin redémarrer bientôt, après huit mois d’arrêt suite à la décision du Conseil d’Etat d’annuler le permis pour vice de forme. La raison invoquée étant que la demande du permis a été introduite sans préciser pourquoi « la réalisation d’une étude d’incidences sur l’environnement » n’était pas requise. La Région wallonne vient donc, enfin, d’octroyer officiellement, en date du 25 août, le troisième permis d’urbanisme qui autorise désormais Caritas International à reprendre les travaux interrompus en décembre 2008, concernant le projet humanitaire de Louvranges. Ce projet consiste en l’aménagement de 20 appartements destinés à accueillir des femmes avec leurs enfants. Ces familles seront suivies et accompagnées par des équipes spécialisées de Caritas International dont l’expérience n’est plus à faire dans le domaine. Le projet de Louvranges, en offrant de nouvelles structures d’accueil, par ailleurs spécialisées, permettra aussi d’alléger la pression qui pèse depuis plusieurs mois sur FEDASIL et les autres acteurs en charge de l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique. Ce qui n’est pas peu dire. Il est d’ailleurs regrettable de constater que, pour des raisons égoïstes, partiales et dénuées de tout fondement de la part de certains riverains opposés au projet, les blocages successifs des travaux d’aménagement du projet ont occasionné indirectement des pertes financières à l’Etat Belge. En effet, faute de logements d’accueil suffisants pour les demandeurs d’asile, l’Etat, malgré des coupes budgétaires importantes imposées par la crise financière, a dû loger de nombreux demandeurs d’asile à l’hôtel ! Or, un simple calcul suffit pour se rendre compte des dépenses que le projet de Louvranges aurait pu épargner aux autorités s’il n’avait pas été « bloqué » pendant une aussi longue période et à un moment où le déficit en logements était et reste critique. Certes, il faudra maintenant attendre la fin du premier trimestre 2010, pour accueillir ces personnes, soit le temps nécessaire pour terminer les travaux. Mais, d’ores et déjà, l’ensemble du personnel ainsi que les responsables de Caritas International - qui ont tous à cœur ce projet qui date, rappelons le, de 2007 - se mobilisent activement pour en assurer le succès. Leur impatience de reprendre en main le projet s’explique au vu des retards dans l’avancement des travaux, occasionnés par les différents rebondissements, mais surtout parce que le permis qui vient d’être octroyé les conforte quant au bien fondé d’une mission profondément humanitaire. Les media qui s’intéressent à notre projet ne s’y étaient d’ailleurs pas trompé. Des articles favorables lui avaient été consacrés. Aujourd’hui, nous tenons à préciser qu’à l’occasion de la toute dernière enquête publique menée par les autorités communales de Wavre, à la demande de la Région wallonne, le résultat de l’enquête est très clair : 385 courriers positifs en faveur du projet et aucun courrier contre. La ville de Wavre a d’ailleurs émis, cette fois-ci, un avis favorable malgré les deux avis négatifs précédents. C’est tout dire…
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