Près du camp des réfugiés palestinien de Nahr al-Bared (Tripoli), au nord du Liban, l'armée libanaise affronte depuis dimanche (03.06.2007) des centaines de militants islamistes du Fatah al-Islam. Dans le camp de Nahr al-Bared vivent près de 30.000 des 400.000 réfugiés palestiniens au Liban. Entièrement cernés par l'armée libanaise depuis le 20 mai, les membres du groupuscule sont désormais circonscrits à l'intérieur du camp. Pris en tenaille depuis quatre jours entre l'armée libanaise et le Fatah Al-Islam, les habitants de Narh el Bared se trouvent dans une situation intenable. Privés d'eau, d'électricité, de nourriture et de médicaments, confrontés pour beaucoup à la destruction de leurs maisons suite au pilonnage de l'armée libanaise dimanche et lundi, les réfugiés sont dans une situation dramatique. Après avoir vécu des combats très durs, les pilonnages et les affrontements ont relativement diminué. Profitant de l'accalmie, des milliers d'habitants affluent de tous côtés pour fuir cet enfer.Des groupes entiers quittent le camp. De nombreux réfugiés sont actuellement hébergés par des familles libanaises amies. Beaucoup d'autres ont rejoint le camp de Beddaoui, autre camp de réfugiés palestiniens au sud de Tripoli. Un camp où règne une grande pauvreté et une densité de population déjà insoutenable. Certains comme Ziad ont tout perdu. « Nous n'avons plus rien, explique-t-il. Ma maison a été soufflée par les tirs de mortier. Notre vie ici est une tragédie. Je ne sais même pas ce que je vais faire de ma famille en rentrant. » De l'aide d'urgence pour les réfugiés Avec l'aide du réseau Caritas Caritas, Caritas Liban prévoit de l'aide d'urgence pour 10.000 familles vulnérables, comme celle de Ziad. Les volontaires de Caritas Liban distribuent des collis alimentaires, des vëtements, des kits d'hygiène et des médicaments. Les médicaments sont distribués à partir du centre de santé de Caritas Liban à Tripoli. L'aide est destinée en premier lieu pour les gens qui ont fui du camp de Nahr al-Bahred. Dès que la situation sécuritaire le permettra, les familles dans le camp auront également accès à l'aide d'urgence. Beirout a été le théâtre de deux attaques à la bombe qui ont été revendiquées par le Fatah al-Islam. Najla Chahda, directeur des programmes d'urgence de Caritas Liban, s'inquiète des violences qui déstabilisent le pays à nouveau : «La situation est très préoccupante. La dernière guerre civile (1975-1990) a débuté de manière similaire ».
La Caritas libanaise et le réseau Caritas, dont Caritas International, collaborent à un programme en faveur des victimes du conflit entre Israël et le Hezbollah (2006). Nous prenons en charge la reconstruction des maisons et des écoles et contribuons au développement des activités génératrices de revenus. Grâce à des programmes de paix et de réconciliation, nous souhaitons également rétablir le dialogue entre les différentes communautés du Liban. |