Plus de deux millions d'Irakiens ont fui les violences dans leur pays pour se réfugier dans les pays voisins, notamment en Syrie et en Jordanie, où leur flux suscite des tensions. Caritas International demande que la communauté internationale assume ses responsabilités. Caritas a participé à une conférence organisée à Genève par le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Sébastien Dechamps, desk officer pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord : « Il y a deux millions de réfugiés irakiens dans la région du Moyen Orient : la Syrie, la Jordanie, la Turquie, le Liban et depuis peu l'Egypte ne peuvent supporter indéfiniment la pression sociale et économique qu'ils génèrent. La communauté internationale doit assumer ses responsabilités et aider ces Irakiens qui fuient guerre, violences et désespoir. Nos collaborateurs Caritas irakiens nous relatent l'enfer qu'ils vivent chaque jour. » Les Caritas Syrie, Jordanie, Liban et Turquie viennent en aide à des milliers de réfugiés. Selon nos collaborateurs sur le terrain, la situation devient insoutenable car la plupart des réfugiés n'ont pas de permis de séjour légal et ne peuvent pas travailler. Pour des raisons financières, légales ou par peur d'être renvoyé dans leur pays, les enfants ne vont pas à l'école. Et doivent effectuer des petits boulots pour survivre et ce sous la menace constante d'être renvoyé dans leur pays. « Le soutien de la communauté internationale est primordial pour ces milliers de réfugiés irakiens. On doit les aider à construire une nouvelle vie, leur permettre de travailler et les aider à bâtir un futur plein d'espoir » déclare Najla Chahda, Directeur du Centre de Migration Caritas à Beirut, qui accueille également un flux important de personnes déplacées. Entre-temps, Caritas Irak apporte une aide à ceux qui sont restés au pays. L'Irak compte plus de 1.7 millions de personnes déplacées, fuyant les violences et les attentats à la recherche d'un abri. Elle aide les plus vulnérables ; les personnes handicapées, les personnes âgées, les orphelins, les mères isolées et les minorités. Grâce au Well Baby Programme initié lors de la première guerre du Golfe en 1991, plus de 40.000 enfants de moins de cinq ans, des femmes enceintes et qui allaitent sont nourris et soignés. Actuellement, le taux de malnutrition est plus élevé que lorsque le pays était sous embargo. » Carte "Réfugiés irakiens et personnes déplacées en Irak" |