24/02/09 - Le gouvernement du Sri Lanka ne veut pas entendre parler d’un cessez-le-feu sur l’île touchée par la guerre. Un politicien de la « Tamil National Alliance » avait en effet demandé une trêve entre l'armée régulière et le mouvement de rebelles des Tigres Tamouls (LTTE). Un porte-parole du ministère de la Défense précise le point de vue du gouvernement : « Nous avons pris cette décision afin d’éradiquer le terrorisme. Il n’y aura aucun cessez-le-feu avec le LTTE. » Depuis l’offensive armée initiée début janvier, les Tigres Tamouls ont été repoussés loin dans le pays et ont perdu pratiquement tout leur territoire. Ils ne contrôlent plus désormais qu’une partie du pays équivalente à dix kilomètres sur dix dans le nord-est. C’est là qu’ils livrent de sanglantes batailles avec l’armée régulière. Les estimations quant au nombre de civils présents dans la zone divergent considérablement mais il s’agirait d’environ 100.000 à 200.000 personnes.
Les bureaux de Caritas bombardés 05/02/09 - Un employé de Caritas a été blessé et nos bureaux ont été détruits suite à des bombardements effectués dans la région de Vanni (Sri Lanka) où des combats se sont déroulés entre l'armée sri-lankaise et les rebelles tamouls. Les véhicules et les infrastructures de Caritas ont été perdus. Caritas déplore cet état de fait car elle estime que les sites civils comme des bureaux ne doivent pas être des cibles des bombardements. Caritas rappelle qu'elle a déjà informé l'opinion internationale sur ce qui se passe au Sri Lanka mais en vain, car la population civile est toujours victime de bombardements. «Plusieurs zones sont totalement fermées à l'aide humanitaire. La communauté internationale doit veiller à ce que le droit international soit respecté. Cela exige la protection des citoyens. 250.000 personnes dans le nord du Sri Lanka peuvent à peine survivre aujourd'hui. " Caritas se félicite de la récente initiative du gouvernement sri-lankais, qui offre aux citoyens la possibilité de quitter la zone des combats. "Nous appelons les rebelles tamouls de permettre aux populations civiles de pouvoir évacuer les zones de combats." Cessez les bombardements ! 03/02/09 - "Au moins neuf personnes ont été tuées et vingt autres blessées lors de trois attentats survenus à l'hôpital Puthukkudiyiruppu" déclare Sarasi Wijeratne, un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge à Colombo. Différents rapports de la région de Vanni (Mullaitivu) dans le nord du Sri Lanka, sont venus confirmer ses dires. Sarasi Wijeratne ajoute que l'on ignore encore si l'hôpital a été touché par des tirs d'artillerie ou des frappes aériennes, ni par laquelle des parties belligérantes de ce conflit sanglant l'attaque a été lancée. Mais il a souligné que la communauté internationale condamne fermement "cette attaque directe d'un hôpital et d'une unité où se trouvaient femmes et enfants". Toujours selon le porte-parole, les frappes auraient fait des victimes tant du côté des patients que de leur famille. "Pour le moment plus de 500 patients sont soignés dans cet l'hôpital. Les médecins y travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, tandis que les combats se poursuivent et que les blessés continuent d'affluer. Nous sommes vivement préoccupés par les récentes attaques et demandons que soit respecté le droit humanitaire international. Nous faisons à nouveau appel à toutes les parties prenantes du conflit afin de permettre l'installation d'un corridor humanitaire nécessaire à l'évacuation des malades et des blessés vers des zones plus sûres". Sous forte pression internationale, le Président sri-lankais Mahinda Rajapaske a finalement accordé 48 heures aux Tamouls (LTTE - Tigres de libération de l'Eelam tamoul) pour que les citoyens et personnes déplacées puissent quitter le territoire. Mais "nous n'avons noté aucun mouvement significatif de foule" a affirmé le président lors d'une déclaration. D'après certaines sources au sein de l'armée, il n'y aurait eu en effet qu'une centaine de personnes à profiter de l'occasion. La raison de cette réticence serait vraisemblablement un blocage par les rebelles ou la peur de représailles des populations tamoules, qui se trouvent dans des zones dites "protégées" et ne sont pas autorisées à les quitter. Ce vendredi, la Croix-Rouge a évacué 226 blessés, dont des dizaines d'enfants, et 139 familles de l'hôpital de Vavuniya. Caritas réclame l'arrêt des bombardements 14/01/09 -On assiste ces derniers mois à une forte escalade du conflit armé dans le nord du Sri Lanka. Les forces gouvernementales ont pénétré loin en territoire Tamoul et se sont emparés de divers points stratégiques de la région. Le gouvernement de Colombo a notamment annoncé la prise de Kilinochchi, capitale officieuse des rebelles. La prise de cette ville stratégique est une étape cruciale vers la victoire définitive sur les Tigres tamouls. Les Tigres tamouls combattent déjà depuis 1983 pour l’obtention d’un état autonome pour les Tamouls et pour les Cingalais, minorité réprimée du Sri Lanka, vivant principalement dans le nord et l'est du pays. Les rebelles avaient déclaré récemment être ouverts à des négociations pour la paix. Mais, depuis quelques temps, l’armée régulière a enregistré divers succès dans la lutte contre les Tigres tamouls, ceux-ci ayant dû se retirer de plusieurs territoires. Cette année, le gouvernement espère arriver à bout des rebelles et parle d’une « victoire historique pour la nation ». Selon des sources indépendantes, des civils sont régulièrement victimes des attaques aériennes de l'armée. C’est ainsi que cinq citoyens sont morts suite aux bombardements intervenus dans le village de Murasumoaddai. L'armée, quant à elle, nie avoir effectué ces attaques aériennes. Dans une récente lettre adressée au gouvernement Sri-Lankais, l'évêque Thomas Savundaranayagam, pointe les responsabilités et lance un appel urgent : « Nous demandons au gouvernement qu’il cesse les bombardements aériens sur les populations civiles. Les zones qui s’étendent de Murasumoaddai à Putukkudiyirippu sont fortement peuplées, surtout depuis le récent afflux de 250.000 réfugiés. Nous devons tout faire pour éviter que d’autres citoyens innocents soient victimes de cette guerre. » |