Sri Lanka

Réhabilitation après le Tsunami


Malgré le contexte difficile, des résultats substantiels ont été obtenus par le réseau Caritas et Caritas Sri Lanka.

Les dégâts en chiffres :
- 38.000 morts
- 4.900 disparus
- 500.000 déplacés
- 120.000 maisons détruites
- 30.000 bateaux détruits

Des 337,5 millions d'euros récolté par le réseau, 123 millions d'euros sont alloués au Sri Lanka sur une période de minimum 3 ans. L'aide apportée par le réseau international de Caritas au Sri Lanka s'articule autour de trois zones d'actions prioritaires correspondant aux régions le plus touchées par le tsunami. Il s'agit, au sud de Colombo, Galle Matara et Hambantota, à l'est de Batticaloa, Trincomalee et Ampara et au nord de Jaffna, Kilinochi et Mullaïtivu.

Caritas travaille en étroite collaboration avec Caritas Sri Lanka. La présence de notre partenaire local sur le terrain avant, pendant et après une crise facilite la mise en œuvre des programmes d'urgence et de réhabilitation, la mise en place des équipes et les rapports avec les autorités nationales et régionales.

Depuis début août 2006, les combats au Nord de l'île se sont intensifiés entre les forces gouvernementales et les Tigres Tamouls (LTTE), les activités de reconstruction post-tsunami sont considérablement ralenties dans le nord du pays, voire suspendues, du fait de l'inaccessibilité des sites et de la pénurie de matériaux.

Début 2008. Caritas crée une brochure spécific sur le Tsunami: 3 années d'aide humanitaire.

NOTRE TRAVAIL (2005-2006):



Bilan 2006:

  • Maisons terminées : 2.304 maisons
    3.000 maisons en cours de construction
    Nombre de bénéficiaires : 11.520

  • Ecoles construites : 60
  • Formation et encadrement de communautés : 12.511 bénéficiaires



Première urgence
(3 semaines)

  • 150 000 personnes assistées
  • Aide alimentaire pour 9.804 personnes
  • Soins médicaux
  • Distributions de tentes, matelas, vêtements et ustensiles de cuisine
  • Assistance psychosociale

Réhabilitation
La construction d'abris temporaires et de transition a débuté très rapidement au regard du nombre important de personnes déplacées dans les zones prioritaires.

Parallèlement des personnes ont été formées à l'accompagnement psychosocial pour repérer les cas sérieux de traumatisme chez les adultes et les enfants.

La distribution de livres, de fournitures scolaires et d'uniformes et la réhabilitation immédiate de 16 écoles endommagées ont permis aux enfants un retour à une vie normale.

Créer des sources de travail
Des bateaux, des moteurs et des filets ont été distribués à 4.600 pêcheurs. Et une trentaine d'autres métiers (maçons, menuisiers, couturières, coiffeurs, tisseuses) se sont vus attribuer les équipements qui permettent à la population de reprendre ces activités.
Des groupes de femmes ont été créés pour permettre à ces dernières de déterminer et de lancer des activités génératrices de revenus.

Construction de maisons permanentes
Malgré le contexte difficile, les maisons permanentes sortent de terre: 2.304 maisons sont terminées, 3.000 maisons sont en cours de construction. La qualité et la quantité des maisons nous ont d'ailleurs valu le Prix de la Présidence du Sri Lanka.
Pourtant, plusieurs obstacles ont ralenti la mise en route des travaux.

  • 2005: La zone littorale de non-reconstruction, imposée dans la hâte après la catastrophe par le gouvernement sur une largeur de 200 mètres dans le nord, et de 100 mètres dans le sud, a contraint les autorités à proposer des terrains de substitution.
  • Début août 2006 : L'intensification des combats au Nord de l'île et l'évacuation des équipes expatriées de Caritas France. Les affrontements ont provoqué le déplacement de près de 50.000 personnes fuyant les zones de combats. Les agences ONU, le CICR, World Vision et Caritas se sont organisés très rapidement afin d'apporter nourriture et vêtements.

Les travaux de reconstruction des maisons ont été arrêtés dans les districts de Jaffna et du Vanni (nord), faute de matériaux ou d'accès aux sites. Une réaffectation des fonds tsunami a été effectuée pour venir en aide aux victimes de la guerre. En revanche, dans les diocèses moins affectés de Trincomalee et de Batticaloa, les travaux se poursuivent en fonction de l'approvisionnement en matériaux.

Dans les diocèses du sud, les bénéficiaires emménagent dans leurs nouvelles maisons. Pour eux, l'espoir d'une vie "normalisée" revient.


 

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