02/09/10 - Le réseau Caritas travaille depuis des années dans le district de Shangla situé dans la province du Punjab, région la plus gravement touchée par les inondations. Cette région montagneuse reculée du nord-ouest du Pakistan est proche de la tristement célèbre vallée de Swat où, l’an dernier, l’armée pakistanaise lançait une offensive pour chasser les talibans. Les talibans ont quitté Shangla mais à présent il y a les inondations. A Shangla les rivières ont submergé les vallées avec une rare violence. Les maisons, les routes et les ponts ont été emportés. Durant une semaine, des pluies ininterrompues ont causé d’importants glissements de terrains entraînant avec eux de nombreuses maisons ainsi que les routes et les champs. « Nous recevons de plus en plus de patients sous-alimentés » déclare le Dr Humar de Caritas Pays-Bas, « Plus particulièrement des pauvres qui n’ont pas accès à la nourriture. Heureusement, depuis deux jours le Programme Alimentaire Mondial (PAM) organise des distributions de vivres ». Le Dr Humar travaille depuis trois semaines au poste médial de Caritas, installé dans une école primaire du village de Sharpur. Il est débordé aujourd’hui. Il s’occupe des hommes. Une infirmière spécialisée traite les femmes et il y a aussi un pharmacien pour distribuer les médicaments. Jusqu’à présent ils ont vu 131 patients et 70 attendent encore d’être reçus. « Habituellement, nous rencontrons des patients ayant une tension artérielle trop basse (surtout des femmes), des hommes souffrant de problèmes pulmonaires (conséquence de leur travail dans les mines de charbon des régions environnantes) ou des diabétiques. Les enfants viennent avec des problèmes de peau (à cause du manque d’hygiène) et la malnutrition est toujours omniprésente à cause de la pauvreté. » Mais, après les inondations, le nombre de cas de diarrhée aigüe, de troubles de l’estomac ou de l’intestin et de maladies cutanées ont fortement augmenté. Le manque d’eau (potable) est un problème. Les gens ne peuvent plus se laver régulièrement, les enfants jouent dans les eaux viciées. Et les victimes, privées de leur logement, se retrouvent tous ensemble dans des écoles ou d’autres bâtiments. Les infections contagieuses se transmettent donc plus rapidement. Caritas a été la première ONG opérationnelle dans la zone touchée. Nous avions deux équipes médicales mobiles dans le district, et il y en a à présent cinq. De plus, trois cliniques ont été renforcées en personnel et médecins.
Source : Caritas Pays Bas (Cordaid-Mensen in Nood) |