L'Est du Tchad connaît actuellement une escalade de violence du fait de l'extension du conflit au Darfour. Le réseau Caritas est présent au Tchad à travers les actions de Caritas Tchad (SECADEV) qui gère deux camps de réfugiés. Le conflit au Darfour semble de plus en plus s'étendre au Tchad, qui accueille déjà plus de 230 000 réfugiés soudanais, et où l'on compte plus de 120 000 Tchadiens frontaliers déplacés. Le gouvernement tchadien a décrété l'état d'urgence sur l'essentiel de son territoire pour tenter d'enrayer la flambée de violences qui a déjà fait plus de 300 morts et des milliers de déplacés. Thibaut Mayaud, chargé de projet au Tchad nous raconte: ‘'les heurts entre forces gouvernementales et rebelles en octobre ont laissé la place à des combats inter-ethniques qui émaillent le quotidien, comme une transposition, de ce côté-ci, du conflit au Darfour''. Caritas Tchad (SECADEV), aidé par le réseau Caritas, œuvre dans la gestion des urgences humanitaires depuis la guerre civile au Tchad de 1980. Malgré une insécurité grandissante et angoissante. Caritas Tchad poursuit sa gestion des camps de Kounoungou (12.000 réfugiés) et Farchana (17.000 réfugiés). Dans ces deux camps, on développe tout un ensemble d'activités éducatives et socio-économiques pour les réfugiés, et des activités dites formatrices ou ‘génératrices de revenus'. Un système de micro-crédit visant à favoriser l'installation de petits commerces alimentaires. Une formation sur la fabrication de la pâte alimentaire mobilise des femmes réfugiées. Cette pâte permettra d'une part de diversifier l'alimentation des populations et, d'autre part, de fournir un revenu aux femmes par la vente de leurs produits, lors du marché hebdomadaire. Dans les deux camps, Caritas Tchad prend également en charge l'éducation des enfants. |