31/05/11 - Le 19 mai dernier, un convoi des Nations unies transportant des troupes de l'armée nord-soudanaise tombait sous le feu de l'armée du Sud-Soudan, alors qu'il se retirait de la région d'Abyei, riche en hydrocarbures et véritable pomme de discorde entre les deux parties. La réaction de Khartoum ne s'est pas faite attendre. 2 jours plus tard, 15 chars pénétraient les rues de la ville. Une ville désertée de ses habitants, pillée et en proie aux flammes. Les Nations unies indiquent qu'entre 15 et 20.000 réfugiés ont été jetés sur les routes en direction d'Agok, sur la frontière avec le Sud-Soudan, et que le nombre total de déplacés pourrait atteindre 40.000 personnes. Un chiffre qui contraste avec les récentes déclarations d'un ministre sud-soudanais, selon lequel les réfugiés d'Abyei ne seraient pas moins de 150.000. Dans ce climat d'insécurité, les populations déplacées - pour l'essentiel des femmes et des enfants - se retrouvent désormais contraintes à se diriger vers Turalei, dans l'état du Warab. Caritas International, qui mène divers programmes dans le pays, prépare sa réponse face à ces nouveaux afflux de réfugiés dans le Warab. Le week-end dernier, des missions d'évaluation ont été menées en collaboration avec nos partenaires du réseau Caritas, d'autres ONG et des agences des Nations unies, et ce afin d'identifier les populations concernées et de chiffrer leurs besoins. Dès demain, un appui matériel, sous la forme de 6.000 kits comprenant des couvertures, des moustiquaires, du savon et des seaux, sera déployé à Wau. Et un millier de kits supplémentaires seront acheminés jusqu'à Turalei.
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