19/05/09 - Chaque jour au Darfour, Caritas International et ses partenaires viennent en aide à un quart de million de personnes, grâce aux dons qui nous parviennent du monde entier. Le Soudan ayant expulsé, au début de cette année, 16 organisations humanitaires internationales, nous avons décidé d’étendre nos activités à d’autres camps. Au Darfour, Caritas International collabore étroitement avec ACT International, une alliance d’églises protestantes et orthodoxes. Sous la direction de l’ONG norvégienne « Norwegian Church Aid » (NCA), notre programme s’est développé jusqu’à en devenir l’une des plus importantes opérations humanitaires du pays. Mike Noyes de la Caritas Angleterre et Pays de Galles (CAFOD) précise : « Nous travaillons au jour le jour afin de conserver nos programmes sur les rails. Nous entretenons d’excellents contacts avec les autorités afin de mieux identifier les besoins spécifiques et d’offrir une aide rapide et adéquate. Chaque jour nous aidons environ 250.000 personnes. » Il n’entrevoit toutefois de changement immédiat dans la situation des nombreux réfugiés. Mais il garde encore l’espoir qu’un jour ils pourront rentrer chez eux, « car c’est seulement alors qu’on pourra parler de solution définitive ». Bjorg Mide, directrice de la section NCA pour l’Afrique de l’Est, nous confie qu’actuellement l’essentiel des activités sur place consistent en la distribution d’eau, de vivres et de médicaments et la fourniture de matériel sanitaire. « Depuis le départ des organisations humanitaires expulsées, nous approvisionnons déjà trois camps supplémentaires en vivres et eau potable. » explique-t-elle. « Mais nous souhaitons aussi diversifier nos activités. C’est la raison pour laquelle nous prenons déjà des dispositions afin de distribuer également des produits non-alimentaires tels que couvertures, ustensiles de cuisine et seaux. » « Nous sommes déjà présents au Darfour depuis 2004 – c’est-à-dire depuis le début de la crise actuelle. Mais suite au départ des 16 ONG expulsées, nous avons dû adapter nos priorités et reconsidérer notre stratégie. Pour faire face aux besoins énormes, nous nous concentrons désormais sur des opérations à plus court terme destinées à sauver des vies. » L’un de nos partenaires locaux, « l'Organisation pour le développement social du Soudan » (SUDO, Sudan Social Development Organisation), est l’une des ONG qui a été fermée récemment par les autorités soudanaises. A la question de savoir en quoi cela influence nos activités, Madame Mide répond : « Nous déplorons la fermeture de SUDO. Ils fournissaient des services primordiaux et vitaux aux personnes déplacées. Ils géraient entre autres cinq cliniques, ce qui n’est pas rien. Nous allons donc devoir reprendre la gestion de quatre d’entre elles, en étroite collaboration aves les autorités locales. » Un autre membre du réseau Caritas, « Catholic Relief Services » (CRS / Etats-Unis), reste déterminé à venir en aide au peuple soudanais. Avec plus de 300 collaborateurs sur le terrain, CRS apporte son soutien à environ 420.000 déplacés. En outre, CRS cartographie régulièrement la situation pour les Etats-Unis, le gouvernement soudanais et les nombreuses autorités locales. Ceci afin de déterminer la meilleure manière de combler les lacunes existantes dans l’aide humanitaire au Soudan. A voir : un bref reportage vidéo (01:29) à propos de l'eau au Darfour – une nécessité pour la survie. Grâce à votre contribution nous pouvons poursuivre ce travail. De tout cœur merci.
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