*UPDATE 12/11/08* Caritas Goma distribue 500 tonnes de vivres au Nord-Kivu. Alors qu’un calme générale règne dans la ville de Goma et dans les camps de déplacés dans la localité de Kibati, la situation est très tendue dans certaines autres régions du Nord-Kivu. Dans la cité de Kanyabayonga, des pillages ont lieu. Une vague importante de populations de Kanyabayonga fuient vers Kayna et les localités situées plus au Nord. Mardi 11 novembre 2008, les équipes d’une quarantaine de personnes de la Caritas Goma distribuent 500 tonnes de vivres, fournis par le Programme Alimentaire Mondial à 6000 ménages déplacés dans la localité de Kiwanja, à 75km au Nord de Goma. Par ailleurs, une autre distribution de vivres est programmée cette semaine pour 14.438 personnes reparties dans 4 camps de déplacés situés dans le territoire de Masisi, ainsi que dans les 6 camps de déplacés autour de Goma. Dans les camps autour de Goma, le nombre de réfugiés explose. Le camp de réfugiés de Kibati 1, compte désormais 66.000 déplacés, alors qu’il n’en comptait que 5500 il y a quelques semaines. De la même manière, à Kibati 2, le nombre de déplacés a augmenté de 600 à 135.000. Les troupes des Nations Unies, MONUC, estiment à 1.250.000 le nombre total de déplacés au Nord-Kivu. Rien qu’autour de Goma, 20.000 déplacés trouvent refuge dans les églises, les écoles, les espaces publiques ou les bâtiments vides. On y trouve beaucoup d’enfants non-accompagnés, souffrant de maladies graves. Sur le volet humanitaire, l’on déplore la résurgence du choléra dont plus d’une centaine de cas ont été enregistrés dans la localité de Kibati, où les activités humanitaires ont pu reprendre dernièrement.
*UPDATE 07/11/2008* La situation semblait apaisée à l’est du Congo après que Goma fut assiégée par les forces du général Nkunda qui a décrété un cessez-le-feu unilatéral. Le calme relatif n’a pas été de longue durée car les affrontements ont repris. La région compte maintenant plus de 1.600.000 déplacés. L’aide humanitaire apportée par Caritas concerne trois diocèses: Goma, Butembo-Beni (tous deux dans le Nord-Kivu) et Dungu Doruma (Province Orientale).  Dans la nuit du 4 au 5 novembre, de nouveaux affrontements entre le CNDP et les milices Maï-Maï ont eu lieu à Kiwanja (Nord-Kivu), ce qui a provoqué un nouveau flux de 20.000 à 30.000 déplacés de Kawanja vers Rutshuru. L’équipe de la Caritas Goma essaye d’atteindre ces populations déplacées qui ont besoin d’eau, de nourriture et de non-vivres. A cause des violences à Kiwanja, l’acheminent de l’aide humanitaire vers Rutshuru s’avère difficile. Caritas Congo à lancé un appel d’urgence de 1.125.000 € visant à secourir 90.000 personnes déplacées dans les diocèses de Goma et Butembo-Beni. Beaucoup de personnes ont déjà dû quitter leur lieu de résidence à plusieurs reprises depuis le début des affrontements fin août 2008. Les équipes d’une quarantaine de personnes de la Caritas Goma sont fort actifs dans les camps de réfugiés autour de Goma, précisément à Mugunga 1 et 2, Bulengo et Buhimba. Nos partenaires locaux constatent que le nombre de victimes de violences sexuelles sont en hausse. Avec l’aide du gouvernement belge, Caritas International a déjà pu transférer 350.000 € pour l’aide d’urgence à 30.000 déplacés dans le diocèse de Butembo-Beni. Dans le diocèse de Dungu Doruma, dans la province Orientale (Nord-est Congo), la situation est à son tour particulièrement inquiétante. La population fuit à cause des nouveaux affrontements avec les rebelles du LRA. Caritas Congo dispose d’un budget de 307.000€ pour venir en aide à 24.000 déplacés.  (Cliquer pour agrandir la carte) Caritas International plaide pour un respect des accords de paix signés le 23 janvier 2008 à Goma. Ce n’est qu’à travers un dialogue entre les différents protagonistes du conflit et avec un renforcement des troupes des Nations Unies qu’une paix durable peut avoir lieu. Ecoutez l'interview avec abbé Oswald, le président de Caritas Goma. *01/10/2008* Caritas appelle la communauté internationale et l'Union Africaine à un plan d'aide pour le Congo. Cela devrait mettre un terme à la crise en République Démocratique du Congo. « Les gouvernements, les parlements, les groupes de la société civile et les organismes internationaux sont les garants, selon la Déclaration des droits de l'homme et la résolution 1304 des Nations Unies, de la protection de la population en République Démocratique du Congo. Ils doivent mettre un terme à la culture de l'impunité .» Caritas demande concrètement que les responsables des meurtres de civils et autres violations graves des droits de l'homme soient interpellés et punis pour leurs actes. « Le Congo, un des pays les plus riches d’ Afrique, est devenu,et ce depuis ses tout premiers contacts avec les Européens,un lieu de malédiction. En allant de pair avec des régimes dictatoriaux et la corruption,la richesse a amené un nombre incalculable de conflits cruels. Les principales victimes sont les femmes et les enfants pour lesquels le viol et la violence sexuelle sont devenus un véritable fléau. » Caritas International et ses partenaires lancent un plan d’urgence humanitaire en réaction aux dernières nouvelles de la RD Congo. En effet, dans les diocèses de Goma et de Butembo-Beni (Nord Kivu), plus de 15.000 familles ont fuit. Avec un budget de plus d’un million de dollar, Caritas soutiendra les plus faibles durant 5 mois, en leur fournissant de la nourriture, de l’eau, des tentes et du matériel d’hygiène et médical. |