La stabilité dans l'est du pays (Ituri, Kivu, Nord Katanga) est encore toujours menacée par le chaos et la recrudescence de la violence. La population en est la première victime. Grâce au soutien du réseau, Caritas Congo vient en aide aux réfugiés de cette région et se charge de leur accueil. Les élections présidentielles ont fait naître l'espoir d'un temps meilleur mais pour des centaines de milliers de Congolais les violences et les conflits sont loin d'être terminés. Les groupes armés tels que les Maï Maï, les déserteurs de l'armée congolaise, les rebelles étrangers venus du Rwanda et de l'Ouganda qui ont trouvé refuge (et travail) au Congo, les soldats de la guerre civile 1999-2003 qui ne sont pas encore démobilisés représentent un réel danger pour la sécurité de la région. Aujourd'hui, on estime à 85.000 le nombre de soldats non démobilisés. 44.000 seraient encore actifs dans l'Est du Congo. Si les milices changent régulièrement d'alliance, les violations des droits de l'homme (intimidations, pillages, viols ...) restent constantes. Dans le Nord Katanga, la population a été victime de pillages, viols et mutilations de la part des milices Maï Maï. Dans le district de l'Ituri, près de la frontière ougandaise, les forces d'intervention des Nations Unies (MONUC) ont enregistré un certain succès mais la présence de milices rivales constitue un facteur d'instabilité pour toute la région. Les réserves alimentaires de la population locale sont pillées tant par les forces gouvernementales (FARDC) que par les milices. Souvent, les femmes sont victimes de viols. Malgré le soutien logistique et militaire de la MONUC, les quelques troupes disciplinés et sous-équipées des FARDC ne parviennent pas à prendre le contrôle de la situation. Notre action: Nord-Katanga: des dizaines de milliers de réfugiés sont rentrés dans leur village mais tout est détruit : les habitations, l'infrastructure, les écoles et les hôpitaux. Les récoltes ont été brûlées. Les biens de première nécessité tels que les vêtements, les couvertures, le matériel agricole et les semences manquent cruellement. Durant 4 mois Caritas Congo, soutenue par le réseau, distribue une aide d'urgence en faveur de 45.000 réfugiés qui viennent de rentrer au pays, soit 7.500 familles de la région de Manono. Du matériel domestique (couverture, vêtements, savon, couverts, assiettes, gobelets...) est fourni aux plus vulnérables. Les réfugiés reçoivent également 4 kg de semences et des outils agricoles afin qu'ils puissent reprendre leurs activités champêtres. 200 familles recevront des bâches en vue de la construction d'abris temporaires. Ituri: Les combats entre l'armée congolaise et le Mouvement Revolutionaire Congolais (MRC) ont provoqué le déplacement d'environ 100.000 personnes. Caritas Congo, en collaboration avec le réseau, fournit des secours d'urgence à 45.000 réfugiés (soit 7.500 familles) durant une période de trois mois. Elle distribue entre autres des couvertures, des vêtements, des ustensiles de cuisine, des containers pour l'eau potable et des produits d'hygiène. |