166 morts sur 372 personnes malades...C'est le triste bilan d'une épidémie mystérieuse qui frappe les populations de Mweka et Luebo dans le sud-est de la R.D.Congo depuis 3 mois. Ce n'est que le 11 septembre que l'Organisation Mondiale de la Santé en a eu la confirmation de certains cas de fièvre hémorragique connue sous le nom d' Ebola. Depuis quelques semaines Caritas International, ensemble, avec des représentants du Ministère de la Santé et de l'OMS s'est penchée sur la maladie mystérieuse qui sévit dans la région. Le tableau clinique des malades ne permettait pas un diagnostic immédiat. La possibilité qu'il s'agisse de cas de fièvre typhoïde ou de « shigella » était soulevée. Bien des patients pris en charge ont réagi favorablement à la « ciprofloxacine », un antibiotique. D'autres prélèvements indiquaient des cas de « shigela » (forme de dysenterie). Les centres de santé dans la zone ont reçu du matériel de protection et des antibiotiques. La confirmation de 8 cas de fièvre Ebola, sur 17 prélèvements a nécessité une prise en charge plus rigoureuse. Campagne d'information Il est, dès lors, primordial de lancer une campagne d'information auprès de la population pour expliquer les symptômes de la maladie, le mode de transmission, les mesures à prendre pour se protéger, et inciter la population qui présente des signes à se rendre dans les structures médicales. Grâce notamment à la présence de notre réseau communautaire, des Caritas pastorales et diocésaines, Caritas International mène actuellement une action de sensibilisation sur le terrain. Les autres acteurs locaux comme les animateurs communautaires, les chefs traditionnels, les prêtres, les responsables administratifs, les éducateurs, les enseignants, les guérisseurs traditionnels ou toute autre personne pouvant avoir de l'influence et la confiance des populations sont aussi engagées dans cette campagne. Les actions de prévention et de sensibilisation des populations, sont menées parallèlement aux actions médicales et sanitaires. Le virus de la fièvre Ebola se transmet par le contact direct comme par exemple le simple fait de se serrer la main. Ces indications nous préoccupent d'autant que les rites et coutumes mortuaires notamment, des populations autochtones favorisent le contact rapproché avec le défunt. |