Selon les termes de la Convention de Genève de 1951, la Belgique offre asile et protection aux étrangers craignant avec raison des persécutions dans leur pays d’origine. C’est ainsi que tous les ans, des milliers de migrants fuyant des pays en guerre introduisent une demande d’asile dans notre pays afin d’obtenir le statut de réfugié. Selon les circonstances invoquées, ce statut peut également être octroyé aux ressortissants d’un pays dont le régime politique est instable ou autoritaire ou bien encore lorsque les demandeurs risquent des persécutions du fait de leur situation personnelle (femmes harcelées à cause de leur profession, membres de minorités ethniques ou de castes opprimées, opposants politiques, …). Mais, quelles que soient leur situation et les raisons de leur fuite, tous espèrent décrocher le fameux sésame, leur permettant de pouvoir séjourner légalement en Belgique et d’y construire un avenir meilleur. La plupart d’entre eux seront toutefois déçus : la procédure débouche bien souvent sur une décision négative… Et, les chiffres officiels de 2009 sont là pour en attester : sur les 8.883 décisions prises par le CGRA, seulement 1.889 demandeurs étaient reconnus réfugiés tandis que 6.288 autres essuyaient un refus. Les ressortissants d’Irak, de Guinée, de Russie, de Chine, d’Afghanistan et du Rwanda ont été, cette année, les plus nombreux à obtenir le précieux statut. En outre, même si le nombre de nouvelles demandes introduites en Belgique en 2009 est en augmentation par rapport à 2008 (12.936 contre 8.921), ce chiffre doit être replacé dans un contexte international pour qu’il prenne tout son sens : il faut notamment le comparer aux 286.700 demandes introduites en Europe et aux 42 millions de déracinés à l’échelle mondiale.
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