Espérance, jeune réfugiée congolaise suivie par la Cellule Intégration, témoigne : « J’ai fui le Congo parce que j’ai vécu des choses atroces là-bas. Enceinte de 6 mois, j’espérais rejoindre ma grande sœur qui habite Paris mais j’ai été arrêtée à l’aéroport et conduite au centre 127. C’est là que j’ai introduit ma demande d’asile. Je n’y suis restée que 2 semaines mais c’était très angoissant : j’avais tellement peur d’être renvoyée au Congo ! ». Lorsqu’Espérance obtient le statut de réfugiée, elle doit immédiatement quitter le centre alors qu’elle ne connaît personne en Belgique. « On m’a donné le numéro d’Antoinette de la Cellule Intégration en me disant que Caritas aidait les réfugiés. J’ai d’abord été hébergée par les Dominicains. Ils étaient très gentils mais, seule femme au milieu des hommes, j’étais mal à l’aise. J’ai ensuite passé quelques nuits au Samu social. Là c’était vraiment dur : comme c’est un accueil de nuit, la journée je n’avais nulle part où aller. Et voir tous ces gens en pleine détresse, cela me rendait tellement malheureuse. » Finalement, en un temps record, la Cellule Intégration lui trouve un petit appartement et Antoinette l’aide à régler toutes les formalités (commune, CPAS, mutuelle). Elle l’accompagne également pour sa première visite prénatale à l’hôpital. Une véritable complicité lie désormais les deux femmes et lorsque les contractions se font sentir, c’est tout naturellement qu’Espérance appelle Antoinette : « Elle m’a rejoint à l’hôpital et elle est restée près de moi jusqu’à ce que le bébé soit là. Antoinette a tellement fait pour moi, elle est comme une sœur pour moi. Alors, lorsque ma petite fille est née j’ai décidé de l’appeler Antoinette ». En disant cela, le visage d’Espérance s’illumine et elle sert la petite contre son cœur. A la voir faire on comprend vite, qu’après les souffrances endurées, une nouvelle vie débute pour elle et son bébé.
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